Un parcours-spectacle, à mi-chemin entre muséographie et multimédia, accueille les visiteurs pour un voyage audiovisuel au temps des tournois et des légendes. Grâce à la magie de l’image mobile et du son, chevaux de bataille et montures aux noms mythiques s’animent sur les murs voutés du bâtiment. Artistiquement mises en scène par Abax*, ces fresques historiques et spectaculaires sont composées à partir de documents iconographiques d’époque. Elles sont projetées en continu dans les écuries et bilingues.
* Qui est ABAX ?
Co-fondateur de « Visa pour l’Image », Abax conçoit et réalise l’ensemble de l’audiovisuel du festival international de photojournalisme depuis 20 ans. La mise en images d’Abax a du sens. C’est aussi un véritable spectacle. La société Abax a été fondée par Jean Lelièvre, avec les réalisateurs Emmanuel Sautai et Thomas Bart. Ces créatifs sont polyvalents, ils travaillent le contenu et la pointe de la technique. Par leur scénographie basée sur l’imaginaire commun à tout public, ils réalisent au Rivau une prouesse audio-visuelle.
Des écuries Royales
Disposées en équerre, les écuries abritaient autrefois au rez-de-chaussée une trentaine de chevaux, avec les juments d’un côté et les étalons de l’autre. La façade nord est percée de fenêtres vitrées, un luxe pour l’époque. Elles permettaient de ventiler les écuries. Les anciens traités hippiques affirmaient en effet que l’air du nord, plus sain, protégeait les chevaux des maladies contagieuses. Selon les archives du Rivau, l’étage servait de stockage et logeait les 17 palefreniers. Des chevaux de combat pour les Rois de France étaient élevés dans ces écuries. La grande renommée de ces montures amena Jeanne d’Arc à faire halte au Rivau en 1429. Elle vint en effet y quérir des destriers en vue de la bataille d’Orléans. L’extraordinaire parcours-spectacle installé cette année dans le bâtiment évoque les épisodes historiques marquants dont furent témoins ces écuries royales.
Un témoin unique en France de l’architecture équestre de la Renaissance
Dès le Moyen-âge, un élevage de chevaux de guerre existait dans l’ancienne basse-cour du château du Rivau (les communs actuels) ; des bâtiments vraisemblablement construits en bois et dénués de caractère ornemental. À la Renaissance, François de Beauvau, grand écuyer de François 1er, commença à réédifier les écuries d’antan. Il mourut à la bataille de Romagne aux côtés de Bayard en 1524. Son successeur, Gabriel de Beauvau, prit le parti vers 1550 de faire élever un bâtiment en pierre de tuffeau très novateur dans l’histoire de l’architecture équestre. L’Italie exerçait une influence novatrice chez les Beauvau : la construction menée par des compagnons très expérimentés est inspirée des édifices que les grands seigneurs avaient découverts en accompagnant le Roi aux campagnes d’Italie. Ainsi, Les écuries du Rivau sont le plus bel exemple de l’évolution du traitement architectural des bâtiments équestres commente Pascal Liévaux dans son remarquable ouvrage «Les écuries des châteaux français» (Éditions du Patrimoine, 2005). Écrin Renaissance du château médiéval, elles sont le principal décor de l’accès au château.
LE PARCOURS-SPECTACLE EST ENTIEREMENT ACCESSIBLE EN FAUTEUIL ROULANT.
J'ai suivi le désastre qu'a subi le chateau du Rivau. Il faut soutenir les propriétaires afin qu'ils ne baissent pas les bras. Soutenons les en allant faire de très belles balades dans ces magnifiques jardins. Les Ecuries toutes refaites sont vraiment à voir et surtout emmenez vos enfants. C'est super !
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